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21 mai 2016

Auprès de mon arbre

En triant mes papiers et livrets d'écolier j'ai retrouvé une feuille. La revoir m'a rappelé de nombreux souvenirs et même apporté un brin de nostalgie. Cette feuille j'y ai souvent pensé, je l'ai souvent cherchée mais je ne l'avais jamais retrouvée. Je pensais l'avoir perdue. Les déménagements peuvent avoir de bons côtés.
Mon institutrice en classes de CE1-CE2 nous avais demandé de réaliser une petite enquête auprès de notre entourage: nous devions remplir notre arbre généalogique. Je n'étais pas vraiment fan des devoirs. Mais ce devoir là, je m'en suis toujours rappelé et quelques dix années plus tard, lorsque j'étais tout juste majeur, je m'en souvenais encore. Il fut en partie à l'origine de mes toutes premières recherches généalogiques.



Cela démontre que familiariser les enfants ou les adolescents aux notions de la généalogie peut favoriser de futures vocations. En cette fin d'année je tenais à partager ici mes tout premiers pas en tant que généalogiste... il y a quelques vingt ans.

Je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d'année.

15 avril 2016

Joseph Coche au bagne de Guyane


Joseph Coche est né le 21 avril 1838 à La Côte-Saint-André du mariage d'autre Joseph Coche et de Marianne Savignon, cultivateurs au hameau de Poulardière. Sa mère, décédée le 10 septembre 1856, était la sœur de Claude Savignon mon ancêtre à la 6e génération. Son père décède le 29 décembre 1860 à l'âge de cinquante trois ans. 

Joseph effectue son service militaire à Lyon dans le 15e Régiment d'Artillerie. Il y fut incorporé le 12 juin 1859 dans la 2e puis la 9e batterie, comme canonnier. L'état signalétique et de services dressé lors de son incorporation nous livre sa description physique: il mesure 1m72, a le visage ovale, le nez long, le front découvert, le menton rond, une bouche de taille moyenne, les yeux gris, les cheveux et les sourcils châtains.




Il n'est pas un parfait petit soldat. Son dossier nous livre des anecdotes concernant son service car il reçut deux punitions de ses supérieurs, en l'espace d'une année:
  • La première fois le 12 juin 1860, où il a manqué toute la journée à son service et a découché. Ce qui lui valut 8 jours de prison.
  • La seconde punition le 1er novembre 1860, où il n'avait pas ses effets lors de la revue des troupes. Le chef de pièce le punit de 9 jours de consigne.
extrait d'une aquarelle d'Auguste de Moltzheim, fin XIXe siècle
Régiment d'artillerie - Brigadiers et canonniers

Cela ne semblait pas lui suffire car le 15 décembre 1860, alors qu'il se trouve à l'arsenal de Lyon, il vole par effraction la somme de 250 francs au comptable de l'établissement. Ce crime lui valut d'être jugé par le Conseil de Guerre et de recevoir une sévère punition.





2e Conseil de Guerre Permanent
8e division militaire, n°7786 d'ordre de jugement

Jugement

Napoléon, par la grâce de Dieu et la volonté nationale, Empereur des Français, à tous présents et à venir, Salut. Le conseil de guerre permanent de la 8e division militaire, séant à Lyon, a rendu le jugement suivant:

Aujourd'hui 10 janvier 1861, le conseil de guerre permanent de la 8e division militaire séant à Lyon, ouï le commissaire impérial dans ses réquisitions et ses conclusions, a déclaré le nommé Coche Joseph, 2e canonnier servant au 15e Régiment d'Artillerie, à l'unanimité, coupable d'avoir le 15 décembre dernier à l'arsenal de Lyon où il était employé, soustrait frauduleusement une somme de 250 francs renfermée dans le tiroir d'une table servant de bureau au comptable du dit établissement, vol commis dans une maison habitée, à l'aide d'escalade et d'effraction intérieure.

En conséquence, le dit conseil condamne à l'unanimité le nommé Coche Joseph, sur qualifié, à la peine de 10 ans de travaux forcés et à la dégradation conformément aux articles 384, 381, 19 du code pénal, 267, 159 du code de justice militaire. Et vu l'article 139 du code de justice militaire, le conseil condamne le dit Coche Joseph à rembourser, sur ses biens présents et à venir, au profit du Trésor Public, le montant des frais du procès.

Jugement exécutoire de condamnation confirmé par le conseil de révision le 23 janvier 1861 et rendu exécutoire par suite de la dégradation le 26 janvier 1861.





Joseph Coche est condamné à 10 ans de travaux forcés et envoyé en 1861 au bagne de Guyane, à Saint-Laurent-du-Maroni. Il a alors 23 ans et ne devait jamais revoir la métropole. En effet les condamnés à 8 ans ou plus de travaux forcés, même une fois leur peine accomplie, n'avait pas le droit de quitter la colonie.



Les bagnards couchaient dans des cases collectives, pouvant accueillir jusqu'à 40 condamnés. Les locaux étaient humides et la chaleur constante. Les condamnés devaient aussi supporter les odeurs des toilettes situées à l'extrémité du local, car il n'y avait pas d'eau courante.


Les couchages se faisaient sur des planches en bois. Les manilles (crochets en acier) permettaient, si besoin, de bloquer la cheville d'un condamné.

~


Saint-Laurent du Maroni, hôpital des forçats, 1907


Joseph Coche s'éteindra le 14 octobre 1899 à l'hôpital de Saint-Laurent du Maroni, à l'âge de 61 ans et après avoir vécut 38 ans dans la colonie pénitentiaire.

Acte de décès de Joseph Coche, 1899



Sources: état-civil de La Côte-Saint-André ; dossier de bagne aux Archives Nationales d'Outre-Mer et recherches de S. Dole, bénévole au Fil d'Ariane ; informations et images du site bagnedeguyane.fr ; gallica.bnf.fr

8 février 2016

Une famille recomposée sous l'oeil des recensements - 2ème partie


Nous avions quitté les familles Brossier et Guérot après le recensement de population de l'année 1881.


Pour les années suivantes l'état-civil complète les informations des recensements, afin de suivre l'évolution de membres de la famille.

1886

À Brienne-le-Château, la maison située rue Baste, doit désormais paraître bien calme. Le recensement de cette année là nous informe que Mathieu Brossier, tonnelier de 54 ans et son épouse Juliette Leclerc, 53 ans, ne vivent plus qu'avec trois de leurs enfants:
- Louis Brossier, 12 ans, fils de l'époux issu de son premier mariage
- Marie, 11 ans et Angéline Brossier, 7 ans, les deux filles du couple.


Les autres enfants de Mathieu Brossier (issus de son premier mariage) ont fondés leur propre famille...
- Angèle Brossier, 31 ans, est concierge d'école et vit dorénavant à Bar-sur-Aube, rue Piverotte, avec son mari Alfred Girardin, 36 ans, facteur des postes et leurs trois enfants: Marie Eugénie, Charles et Adrien.
- Firmin Brossier, 29 ans, vigneron, vit avec son épouse Claire Ridey à Précy Saint-Martin, rue du Bout d'en Haut, où la famille Brossier semble encore posséder une maison.

Quant aux enfants nés du premier mariage de Juliette Leclerc, ils ont "disparus" des recensements ! Malgré mes recherches je n'ai pas retrouvé leur trace en 1886. L'état-civil de Brienne-le-Chateau entre alors en jeu et m'informe que:
- Marie Guérot a épousé Gaston Joffrin le 15 janvier 1884 et Mathilde Guérot a épousé Paul Grattepain le 9 septembre 1884. Il me restera donc à trouver dans quelles communes les couples sont domiciliés...
Alexandre Célestin Guérot est décédé le 11 mars 1884 et n'apparaît donc pas dans le recensement de 1886
- Sa fille cadette, Julia Célestine Guérot, est encore non mariée en 1886, mais n'est pas recensée avec sa mère et son beau-père. Peut-être a t-elle vécu quelques années avec l'une de ses sœurs (mais où...) ? Elle épousera Léon Lacour à Brienne-le-Château en 1893.

1896


Mathieu Brossier est à nouveau veuf (Juliette Leclerc étant décédée le 24 avril 1893). Il a désormais 65 ans et vit à Brienne, rue Baste, avec sa fille Eugénie dite Angéline Brossier, 17 ans. Dans la même maison vivent également Julia Guérot, 26 ans (fille cadette du premier mariage de Juliette Leclerc) avec son époux Léon Lacour, maçon de 27 ans et leur enfant Maurice Lacour, 2 ans.

Toujours à Brienne j'ai retrouvé la fille aînée, Marguerite Brossier 21 ans et son époux Maurice Rousselot âgé de 24 ans, serrurier: ils vivent boulevard Napoléon. Sans enfants.

Dans la commune de Bar-sur-Aube nous retrouvons, rue des Trois Tours, Alfred Girardin, 46 ans, facteur des postes, son épouse Angèle Laure Brossier, 40 ans et leurs enfants:
- Marie Eugénie Girardin, 18 ans couturière
- Charles Auguste Girardin, 16 ans, mécanicien
- Adrien Girardin, 14 ans, employé
- Hélène Alice Girardin, 7 ans
- Bernadette Girardin, 6 mois
- et Françoise Girardin, 81 ans, mère d'Alfred

En 1896 à Précy Saint-Martin: Claire Ridey, veuve Brossier, 33 ans couturière vit avec sa fille Alice Brossier, 5 ans et ses parents Florentin et Arceline Ridey, vignerons. Ils sont domiciliés rue d'Epagne. Je sais donc que son époux Jean-Baptiste Brossier est décédé entre 1886 et 1896. En revanche cela soulève une question: qu'est devenue la maison familiale des Brossier, que des membres de la famille habitaient depuis 1861, rue du Bout d'en Haut?

À Troyes, rue des Deux Paroisses, vivent Victorine Joffrin, 65 ans et sa petite fille, Suzanne Amandine Joffrin, 5 ans. Suzanne est la fille de Marie Guérot et Gaston Joffrin (l'état-civil me vient en aide puisque j'ai retrouvé l'acte de naissance de Suzanne, à Troyes en 1890). Pourquoi vit elle avec sa grand-mère et pourquoi les parents ne sont ils pas nommés dans le recensement? Peut être sont-ils décédés à cette date...


Enfin à Chaumont (Haute Marne), avenue du Viaduc. Paul Grattepain, 33 ans, employé et son épouse Sophie (Mathilde) Guérot, 26 ans vivent avec leur fils Victor Grattepain âgé d'un an.

Autre interrogation: j'ai "perdu" la trace de Louis Auguste Brossier. Je ne sais pas ce qu'il est advenu du dernier né de Mathieu, par son premier mariage.


L'année 1896 est très riche en renseignements: elle m'en apprend beaucoup sur l'évolution de cette famille et soulève de nouvelles questions. J'ai maintenant de nouvelles pistes pour poursuivre mes recherches.


Sources: archives départementales en ligne de l'Aube et de la Haute-Marne, recensements de population et état-civil, www.archives-aube.fr et archives.haute-marne.fr

1 février 2016

Une famille recomposée sous l'oeil des recensements - 1ère partie


En suivant les idées de Sophie (La Gazette des ancêtres), j'ai listé la nombreuse fratrie d'Eugénie Brossier, ma bisaïeule et j'ai suivi l'évolution de sa famille à travers les recensements de population durant 35 années, soit de 1861 à 1896.

Pour cela j'ai adapté le tableur proposé par Sophie dans son article Tirez le meilleur parti des recensements et utilisé les documents en ligne proposés par Google (Google Sheets). Dans mon fichier, j'ai créé une colonne par année de recensement. Chaque colonne comporte plusieurs tableaux: autant que j'ai de famille à recenser. Je renseigne ensuite:
- la commune de recensement ainsi que l'adresse de la famille
- la référence du registre, pour retrouver le document plus aisément
- et la liste des membres composant le foyer, avec noms, âges, professions et liens de parenté.

Eugénie était issue d'une famille recomposée (ses parents étaient veufs d'un premier mariage). J'ai donc différencié sa famille paternelle et sa famille maternelle à l'aide de couleurs.

exemple de fiche familiale dans le tableur

aperçu de mon fichier des recensements pour la famille d'Eugénie


Je vous propose maintenant de suivre avec moi l'évolution de cette famille...

1861

À Précy Saint-Martin, rue du Bout d'en Haut vivent Mathieu Firmin Brossier, vigneron âgé de 30 ans et son épouse Marie Eugénie Ridey, 26 ans. Ils ont deux enfants: Angèle, âgée de 6 ans et Firmin, 3 ans.

Non loin de là, à Brienne-le-Château, vivent rue de Bar-sur-Aube le couple composé de Célestin Guérot, marchand de chevaux de 32 ans et Juliette Leclerc, 28 ans. Les époux n'ont alors pas d'enfant.

1872

Précy Saint-Martin: Mathieu Brossier, 41 ans, exerce désormais la profession de tonnelier. Son épouse Marie Ridey et leurs deux enfants: Angèle 17 ans et Firmin 14 ans, vivent toujours avec lui, rue du Bout d'en Haut.

À Brienne-le-Château: Célestin Guérot, marchand de chevaux désormais âgé de 43 ans vit avec sa famille rue Baste. Son épouse Juliette Leclerc et leurs quatre enfants l'accompagnent: Eugénie 10 ans, Mathilde 8 ans, Célestin 7 ans et Julie 1 an.

1876



À Brienne-le-Château, rue Baste, nous retrouvons dorénavant Firmin Brossier, 45 ans, tonnelier et chef de ménage, avec sa nouvelle épouse Juliette Leclerc, âgée de 44 ans. (d'après l'état-civil la première épouse de Mathieu est décédée le 12 décembre 1873 et monsieur Guérot, premier époux de Juliette est décédé le 12 janvier 1874)

En 1876, le nouveau couple vit avec:
- Jean-Baptiste Firmin Brossier, 18 ans, fils de l'époux
- Eugénie Marie Guérot, 14 ans, fille de l'épouse
- Mathilde Marguerite Guérot, 13 ans, fille de l'épouse
- Julienne Marie Guérot, 6 ans, fille de l'épouse
- et enfin Marie Marguerite Brossier, 16 mois, fille du couple.

Les familles recomposées ne sont pas un fait propre au XXIe siècle... Les deux premiers enfants de Mathieu Brossier demeurent alors à Précy Saint-Martin, rue du Bout d'en Haut: Laure Angèle Brossier, 21 ans et son époux Alfred Girardin, vigneron âgé de 26 ans, vivent avec Louis Brossier, 3 ans, frère de l'épouse. Mathieu aurait-il légué la maison familiale à sa fille aînée après son remariage ?

1881

Mathieu Firmin Brossier, tonnelier qui a maintenant la cinquantaine et sa femme Marie-Anne Juliette Leclerc, 49 ans, vivent toujours à Brienne, rue Baste, mais la famille connaît quelques changements:
- le couple a désormais deux enfants: Marie Marguerite Brossier, 6 ans et Eugénie Augustine Célestine Brossier âgée de 3 ans (mon ancêtre)
- les deux fils (en premières noces) de l'époux, Jean-Baptiste Firmin Brossier, 24 ans et Louis Auguste Firmin, 8 ans, vivent avec eux
- il en est de même pour les enfants de l'épouse, issus de son premier mariage avec monsieur Guérot: Marie Célestine Eugénie Guérot, 19 ans, Jeanne Simone Mathilde Guérot, 17 ans, Alexandre Célestin Guérot, 15 ans et Angéline Eugénie Julie Guérot, 11 ans.


On remarque que l'évolution des âges est parfois approximative d'un ou deux ans. De plus, pour les personnes portant plusieurs prénoms, elles ne sont pas toujours recensées avec le même. Ainsi la fille cadette de Juliette, qui reçut à sa naissance le nom de Julia Célestine Guérot, est tantôt recensée "Julie", puis "Julienne Marie" ou encore "Angéline Eugénie Julie". Et il s'agit pourtant de la même personne: il faut bien penser à recouper les infos avec l'état-civil pour ne pas s'y perdre !

Autre fait à noter: le seul fils né du premier mariage de Juliette Leclerc, Alexandre Célestin Guérot, est absent du recensement de 1876. Mais il réapparaît dans celui de 1881. Où était-il donc passé?

Quant à la fille aînée de Mathieu Brossier, Angèle Marie-Laure Brossier, 26 ans, elle vit en 1881 à Proverville, rue d'Aube, avec son époux Alfred Girardin, 32 ans, qui exerce maintenant le métier de facteur. Ils ont trois enfants recensés: Marie Eugénie, 5 ans, Charles, 3 ans et Adrien Girardin, 1 an.


Il y a encore quelques semaines, j'ignorai tout des demi-frères et sœurs d'Eugénie. Les recensements sont donc une source d'information très précieuse.


Sources: archives départementales en ligne de l'Aube et de la Haute-Marne, recensements de population et état-civil, www.archives-aube.fr et archives.haute-marne.fr

22 janvier 2016

Une épine généalogique: le mariage Leclerc - Grugny


Dans le cadre de la révision de mon arbre généalogique, j'ai entré les données concernant Eugénie Brossier (mon arrière arrière grand-mère) dans le logiciel Heredis pour faire le point. Eugénie Marie Augustine Brossier pour être plus exact, était surnommée plus simplement Angéline. Je me concentre pour l'instant sur les premières générations:


Mais je butte ! A la quatrième génération je rencontre Jean-Baptiste Leclerc et son épouse Marie Catherine Philippine Grugny. Tous deux sont originaires de Saint-Léger aux Bois, dans le département de l'Oise.


Voici les informations que j'ai rassemblé à leur sujet:

- Jean-Baptiste Leclerc est né entre 1782 et 1785 à Saint-Léger aux Bois. Décédé en 1854 à Brienne-le-Château (Aube), ses parents ne sont pas nommés dans son acte de décès. Sa naissance est approximative et calculée d'après l'âge qu'il déclare dans les actes,
- Marie Catherine Philippine Grugny est née en 1785 à Saint-Léger aux Bois. Décédée en 1864 à Brienne-le-Château, ses parents sont nommés: Antoine Grugny et Marie Madeleine Mouret. Cela m'a permis de retrouver son baptême, toujours à Saint-Léger aux Bois le 15 février 1785.

Les enfants de Jean-Baptiste Leclerc et Marie Grugny :

- Jean-Baptiste en 1808 et Marie Josèphe Victoire en 1812, tous deux nés à Saint-Léger aux Bois,
- Quatre autres enfants nés entre 1819 et 1823 à Brienne-le-Château.

Les problèmes:

- Les registres d'état-civil de Saint-Léger aux Bois comportent des lacunes de 1800 à 1838. Les tables décennales sont en revanche conservées et ont été numérisées. Elles confirment les naissances de leurs deux enfants en 1808 et 1812,
- Leur mariage ne figure pas dans les tables décennales de Saint-Léger,
- J'estime que leur mariage fut célébré entre 1801 (l'épouse aurait alors 16 ans, un âge raisonnable) et 1808, date de naissance de leur premier enfant,
- La méthode de l'escargot n'a rien donné dans les communes alentours: Ribécourt, Machemont, Cambronne, Dreslincourt, Pimprez, Montmacq, Thourotte, Melicocq, Chiry-Ourscamp, Chevincourt, Choisy au Bac, Rethondes, Saint Crepin aux Bois, Bailly, Tracy le Val, Tracy le Mont, Carlepont, Passel...
- Si j'ai retrouvé facilement le baptême de Marie Catherine Philippine Grugny grâce à ses prénoms originaux, celui de Jean-Baptiste est plus difficilement identifiable:
entre 1777 et 1785 il y a trois Jean-Baptiste Leclerc et un Jean Leclerc qui naissent à Saint-Léger aux Bois !

Une grosse épine sur les belles branches de mon arbre. Je fais donc appel à vous pour (peut-être...) élucider le mystère...

PS :

Sur Geneanet des généalogistes donnent pour parents à Jean-Baptiste Leclerc: Jacques Leclerc et Marie Josèphe Fosset. C'est effectivement l'ascendance qui m'a été bien amicalement transmise il y a quelques années :-) Mais je pense aujourd'hui qu'il manque un élément (le mariage) pour prouver la filiation de Jean-Baptiste Leclerc avec certitude, étant donné les nombreuses naissances homonymes à la même époque, à Saint-Léger aux Bois.





14 janvier 2016

2016: je prends des résolutions !

En 2015 je n'ai pas souhaité définir de résolutions trop strictes par peur de ne pas les tenir. Comme bien souvent avec les résolutions d'ailleurs:
" à l'heure actuelle, je ne formulerai qu'un seul souhait: quitte à parfois m'éloigner de ma recherche initiale, je veux apprécier les moments de généalogie comme ils se présentent à moi, en espérant qu'ils soient encore nombreux "

J'ai trop bien tenue ma "résolution" puisque mon arbre généalogique ne s'est étoffé que de quelques personnes en 2015. J'avais une idée de départ: un mariage, une famille... je cherchais, je cherchais... pour finalement trouver tout autre chose, sauf la réponse à ma question initiale. C'est déjà le constat que j'opérai à la fin du challenge AZ en juillet dernier: Challenge AZ: généalogie & sérendipité.


Aussi pour 2016, je vais me fixer des objectifs plus concrets:

1 = Les fameuses photos de famille que j'ai amassées attendent toujours leur numérisation (depuis fin 2014...). Et un arbre généalogique illustré c'est tellement mieux !

2 = Les poilus de Paladru ne demandent qu'à être mis en lumière ! J'ai déjà des recherches prêtes en amont. Restent des compléments à glaner sur les régiments, les batailles, notamment au travers des JMO.

3 = Je suis un grand utilisateur de Geneanet et je saisis tout directement en ligne. J'ai pourtant fait l'acquisition du logiciel Heredis. Je vais pouvoir alléger mon stock de carnets de notes, en saisissant dans un fichier distinct les données sur des branches collatérales, qui n'ont pas forcément de lien avec ma propre généalogie.

4 = Enfin mon grand objectif pour cette année est de faire le bilan de ce que je sais, ce que je ne sais pas et ce que je pourrai savoir. Heredis va m'être d'une grande utilité avec ses nombreuses options. Je vais ainsi ressaisir sur le logiciel les données de mon arbre. Je ne parle pas de recommencer de zéro. Simplement de prendre le temps de relire les actes et les documents. Les événements de naissances, mariages et décès sont le plus souvent complétés mais tout cela me permettra ensuite d'en apprendre plus sur mes ancêtres. Car je suis certain que je suis passé à côté de beaucoup de choses.


Bonne année 2016 et qu'elle soit généalogiquement riche pour tous !



illustrations: http://pixabay.com

8 janvier 2016

Ma bibliothèque généalogique II


Être passionné de généalogie c'est aussi s'intéresser à la vie d'autrefois ou à l'histoire des provinces habitées par nos ancêtres. Je vais vous présenter à nouveau des livres issus de ma bibliothèque et qui se rapportent à l'histoire ancienne du Dauphiné.


Grenoble et le parlement dauphinois

Grenoble au temps de la Ligue
Etude politique, sociale et religieuse d'une cité en crise
Stéphane Gal, collection La Pierre et l'Ecrit, Presses universitaires de Grenoble, 2000


Etude très complète de la crise que traversa la ville de Grenoble après s'être opposé au roi, lors des Guerres de Religion. D'un point de vue généalogique, elle traite de plusieurs familles parlementaires qui sont, plus ou moins, alliées à mes propres ancêtres: alliances matrimoniales, lieux d'habitats, évolution des familles. D'un point de vue historique, elle expose les évènements qui marquèrent la cité, étudie la population, les professions, la religion... Et la bibliographie, très conséquente, mériterait un livre à elle seule.

Le parlement de Dauphiné des origines à la Révolution
sous la direction de René Favier, Presses universitaires de Grenoble, 2001


Livre collectif sur le Parlement du Dauphiné, il nous présente entre autres: son évolution depuis sa création en 1340 (il était alors Conseil delphinal), les bâtiments qui l'accueillirent pendant plusieurs siècles, la carrière de Nicolas Prunier, son premier président au XVIIe siècle ou encore les magistrats qui y siégeaient lors de la Révolution.

Le verbe et le chaos
Les harangues d'Ennemond Rabot d'Illins
Présentée et annotée par Stéphane Gal, collection La Pierre et l'Ecrit, Presses universitaires de Grenoble, 2003


Publication de 19 discours prononcés entre 1585 et 1595 par Ennemond Rabot, premier président du parlement grenoblois. En pleine Guerre de Religion, le président fut un défenseur de la paix, de la foi et des lois.


Allobroges et Gallo-romains

Découvertes Gallo-romaines en Rhône-Alpes
Adrien Bostmambrun, 2012

Ce livre propose de redonner vie aux ruines Gallo-romaines de la région. Amphithéâtres, aqueducs, thermes et autres monuments sont présentés avec de magnifiques illustrations.

Aoste, une bourgade Gallo-romaine
Musée d'Aoste, 1990


Histoire du village Gallo-romain d'Aoste, en Isère, créé vraisemblablement à l'époque de l'empereur Auguste. Carrefour de plusieurs routes importantes qui reliaient la Suisse et l'Italie au Sud de la Gaule, le village d'Aoste était aussi situé à proximité d'un port, qui servait la navigation sur le Rhône. Le village fut connut notamment pour ses potiers, qui exportaient jusqu'en ancienne Bretagne ou jusqu'aux frontières de la Germanie. Les potiers habitaient d'ailleurs leur propre quartier.

Les Allobroges, gaulois et romains du Rhône aux Alpes
Musée dauphinois, ouvrage collectif, 2002


Origine et évolution de ce peuple gaulois, qui vivait en Savoie et en Isère. Habitat, cartographie, organisation du territoire, culture et religion... de nombreux aspects de la société allobroge sont présentés dans ce livre pour tous les amateurs d'histoire ancienne. Les nombreuses illustrations sont remarquables.

À propos de l'auteur

Entretien avec Mickaël Mange
(Blog MyHeritage, juillet 2014)

Portrait de généablogueur
(La Gazette des Ancêtres, novembre 2014)

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