Félix Basset

19 nov. 2013


 


Félix Basset, fils d'Antoine Basset qui fut secrétaire au Parlement du Dauphiné, était l'aîné de 5 enfants. Né à la Tour du Pin vers 1540/45, il étudia le droit à l'université de Grenoble. Il fut reçu docteur en droit canonique et civil le 4 avril 1562, durant les troubles engendrés par les affrontements entre catholiques et protestants. Dès le début du mois d'avril 1562, des protestants s'étaient en effet réunis, armés, dans la ville de Grenoble avec l'intention d'y établir leur domination et d'abolir le culte catholique.
 
André Basset, fils de Félix, préserva des lettres signées "Besson, avril 1562", scellées en cire verte et attachées de ruban vert et rouge, qui prouvent son admission comme docteur en droit à cette date. Il est décrit comme "un personnage de singulière intégrité et de profond savoir, appelé au conseil et à la conduite des affaires de François de Bonne, duc de Lesdiguières, malgré qu'il soit catholique".
 

Félix, également appelé par certains auteurs Félicien, fut avocat au parlement du Dauphiné dès 1563. En 1572, il devint l'un des avocats consistoriaux de la ville de Grenoble. Puis il fut consul de la même ville en 1573 et fit un discours le 18 septembre 1573 au conseil général sur la situation contre les nouveaux convertis. A nouveau consul en 1581 il fut envoyé auprès du roi de France Henri III, avec Charles du Mottet, pour contester la demande des protestants: ceux ci voulaient obtenir Gap et Livron comme places de sureté au lieu de Serres et Nyons.
 
Il devint également vibailli du Graisivaudan le 5 août 1585 et reçu des lettres de noblesse du roi Henri III en février 1586 en considération de ses actions pendant les guerres de religion. Il fut nommé à la charge de juge royal de Grenoble le 16 octobre (ou décembre) 1586 et exercait encore cette fonction en 1590.
 
armes de la famille Basset: "coupé au 1 d'azur à la pomme de pin versée d'or, tigée et feuillée de sinople, soutenu d'argent à trois roses de gueules, au 2 parti au 1er d'azur au chevron d'or accompagné de deux étoiles en chef et d'un croissant de même en pointe, au 2e d'or à la bande de gueules chargée de trois croissants montants d'argent"
 



Après l'assassinat d'Henri III en 1589, le duc de Savoie, Charles-Emmanuel Ier, revendiqua le trône de France en tant que petit-fils de François Ier. Il demanda aux états du Dauphiné de reconnaître ses droits. Felix Basset, alors premier consul de Grenoble, fut de ceux qui apportèrent une réponse au duc de Savoie: la nomination d'un roi de France appartenait aux états généraux du royaume.

 
Nommé conseiller au parlement du Dauphiné le 5 ou le 15 mai 1591, il y fut reçu le 14 novembre de la même année. De nouveau consul de Grenoble en 1599, il fut encore nommé garde des sceaux en la chancellerie du Dauphiné le 18 aout 1612. Il remplira la fonction de conseiller au parlement jusqu’au 14 novembre 1612, date à laquelle il la lèguera à son fils André Basset.
 
Félix Basset fit rédiger son testament le 3 avril 1625 par Me Janon Berard, dans lequel il nomma son fils André Basset son héritier universel. Il est décédé dans sa maison située Grande rue neuve de Bonne et fut inhumé dans la chapelle des Basset en l'église des religieuses de Sainte Claire à Grenoble, le 29 novembre 1625. Il avait épousé Louise Morrut, issue d'une famille bourgeoise de la Tour-du-Pin, qui fut inhumée à sa suite le 16 novembre 1626. Leur fils André fut seigneur de Saint Nazaire, conseiller du roi, recteur de l'université de Valence en 1601, garde des sceaux et conseiller au parlement du Dauphiné à la suite de son père. Il mourut le 5 fevrier 1642 dans la maison familiale située Grande rue neuve de Bonne à Grenoble.
 

On trouve un portrait de Félix Basset contenu dans le traité nommé "Institutiones Justiniani" qu'il rédigea et qui fut publié 8 ans apres sa mort, sans doute par son fils André. L'ouvrage fut imprimé à Lyon et publié par l'imprimeur grenoblois Pierre Marniolles. Il s'agit d'un portrait gravé sur cuivre en pleine page, representé dans un cadre soutenu par des cariatides, où il est revêtu de son costume de magistrat. Au sommet du cadre se trouve un écusson aux armes des Basset.

Félix Basset est mon Sosa n°54686.
 
Sources:
- recherches de M.Fenech, avec mes remerciements pour son partage (notamment AD38, Dossier B3991: provision de l’office de juge royal à Félix Basset ; enquête sur la vie et les mœurs de Félix Basset)
- Les parlementaires français au XVIe siècle, Fleury Vindry 1909
- Biographie du Dauphiné, Adolphe Rochas 1860

- Album du dauphiné, Cassien 1837
- Annales de l'université de Grenoble
- Petite revue des bibliophiles dauphinois (article "un portrait inconnu de Félix Basset" (février 1907) p.152 à 156)
- Histoire de la vie du connestable Lesdigueres, Vitel 1638
- Site HeraldiqueGenWeb: http://www.francegenweb.org/~heraldique

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

À propos

» Pour en savoir plus à propos de ce blog et de l'auteur... [Lire]

Twitter

Facebook

Fourni par Blogger.