V comme Vérole

25 juin 2014

 En fouinant aux archives départementales de l'Isère, dans la série des archives communales anciennes, j'ai déniché quelques anecdotes sur Benoît Pascal-Suisse, mon aïeul à la 7ème génération (sosa n°230) qui vivait à La Bâtie-Divisin. Le 18 août 1802, le maire lui rédige un certificat pour se rendre à Grenoble:
Benoit Pascal, réquisitionnaire originaire de la commune de Saint-Bueil, habitant à cette commune arrondissement de La Tour-du-Pin, département de l'Isère, né à Saint-Bueil le 10 mars 1769, taille 1 mètre 708 millimètres, cheveux et sourcils noirs, yeux idem, front ordinaire, nez aquilin, bouche grande, menton rond, visage long. Le dit réquisitionnaire se rendant à Grenoble à l'effet de faire la déclaration exigée par la loi du 24 floréal dernier et de profiter de l'amnistie accordée aux volontaires réquisitionnaires qui comme lui ont déserté à l'intérieur. En foi de quoi le présent passeport et certificat lui ont été délivré en exécution de l'arrêté du préfet de l'Isère du 19 messidor dernier, par le maire de La Bâtie-Divisin, pour lui servir et valoir ce que de droit. En mairie de La Bâtie-Divisin, le 30 thermidor an 10 (18 août 1802) de la République française et n'a le requérant signé pour ne le savoir.
Puis, plus loin dans le registre:
Le capitaine commandant la gendarmerie du département de l'Isère, certifie que le citoyen Pascal Benoît, âgé de 32 ans, taille 1 mètre 706 millimètres, cheveux noirs, sourcils idem, yeux bruns, front couvert, nez aquilin, bouche moyenne, menton rond, visage marqué de petite vérole, demeurant à La Bâtie-Divisin, a été compris dans l'amnistie accordée aux déserteurs par la loi du 24 floréal an 10 et qu'il est porté sur le n°967 dans l'état des amnistiés de l'arrondissement de La Tour-du-Pin, qui ont été autorisés à rentrer dans leurs foyers. Fait à Grenoble le 30 brumaire an 11 (21 novembre 1802) de la République. Vu par le Préfet du département de l'Isère. Enregistré à la municipalité de La Bâtie-Divisin, domicile du porteur. Sous le n°11 à La Bâtie-Divisin, le 10 ventôse an 11 (1er mars 1803).

Ainsi mon lointain ancêtre avait été déclaré déserteur mais il obtint l'amnistie suite à la loi promulguée le 24 floréal de l'an 10. De plus, il avait jadis contracté la petite vérole et bien qu'il ait survécu, il portait sur son visage les traces de la maladie.


Source: Archives départementales de l'Isère - 4E338/25 (passeports)

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