Les ancêtres de César

23 oct. 2015


Cela fait déjà quelques mois que je travaille à nouveau sur mes ancêtres savoyards...

Je vous ai conté à plusieurs reprises la vie mouvementée - parfois digne d'un roman - de mon aïeul César Grivet-Coquet. Mais... qui étaient ses parents ou grand-parents? Petite enquête en Savoie, non loin de la frontière avec le Dauphiné, pour découvrir les ancêtres de César.

César Grivet-Coquet est né le 1er décembre 1744 à Attignat-Oncin et fut baptisé ce même jour. Ses parents se nomment Jérôme Grivet-Coquet, marchand de son état et Josephte Magnin. Son parrain fut un nommé César Magnin, qui lui transmis ce prénom peu banal. Là s'arrêtaient mes certitudes, il y a encore quelques temps.

Acte de baptême de César, 1744

Suite à une recherche sur Geneanet, j'ai trouvé la mention de César, avec ses parents et même ses grand-parents maternels. J'ai donc contacté l'auteur de l'arbre généalogique, qui me répondit rapidement et me transmit le testament qui prouvait les filiations:
Le 11 octobre 1756, Claude Magnin originaire et habitant Lépin-le-Lac, époux de Madeleine Bellemin, fit rédiger son testament et fit des legs à ses enfants et petit-enfants. Parmi eux sont nommés Antoine, François et César Grivet-Coquet, ses petit-fils, enfants de Jérome Grivet-Coquet et de sa défunte fille Josephte Magnin. Son héritier universel fut son fils César Magnin. Le notaire rédacteur était maître Charles Bellemin.
C'était bien "mon" César ! Je connaissais désormais ses grand-parents maternels et j'apprenais que son parrain César Magnin était son oncle. On remarque que le notaire, maître Charles Bellemin, porte le même nom que la grand-mère de César, Madeleine Bellemin. Faut-il y voir un cousin? Enfin Josephte Magnin est décédée à l'heure du testament. Son acte de sépulture se trouve à Attignat-Oncin, à la date du 15 juin 1751.

Les archives de Lépin-le-Lac ne débutant qu'en 1775, je me voyais à nouveau bloqué. Mais lorsque les registres paroissiaux viennent à manquer, il est parfois nécessaire de fouiller d'autres sources. C'est ce que j'ai fait pour reconstituer les familles composant l'ascendance maternelle de César.

La Pélisserie, à Saint-Albin de Vaulserre

Le fonds Boffard-Dulac, d'origine privée, contient de nombreux documents sur les familles de la vallée de la Valdaine. Il a été découvert en 2002 dans le grenier de La Pélisserie, une ancienne maison-forte située à Saint-Albin de Vaulserre. A priori, rien à voir avec mes ancêtres de Savoie... et pourtant plusieurs familles de l'Avant-Pays savoyard y ont laissé des traces, ce qui nous permet d'avancer dans l'enquête:

- 1713
Le contrat de mariage de Claude Magnin et Madeleine Bellemin (daté de 1702) fit l'objet d'une transaction en 1713, conservée dans les archives de La Pélisserie. On apprend que Claude est le fils de Louis Magnin, de Lépin-le-Lac. Madeleine est la fille de maître Jacques Bellemin, de La Bridoire et elle avait reçu en dot 12 000 florins.


- 1709
Un testament daté de 1709, va nous permettre de progresser encore. Cette année là, le révérend Claude Francois fait rédiger son testament, suivi d'un codicille. Il est official de l’évêché de Belley et curé de Verel-de-Montbel. Dans cet acte sont mentionnés les nombreux héritiers qui se bousculaient au chevet du prêtre, à savoir:
  • feu André Caproni, son beau-frère
  • Hélène, Jeanne et Marguerite Caproni, ses nièces
  • Jacqueline Caproni, épouse de Jean-Baptiste Heretier
  • Jeanne Francois, sa défunte sœur, veuve de Louis Catton
  • ses nièces Madeleine et Peronne Catton
  • Thomasse Francois, veuve de Léonard Domenget
  • Antoine Francois, curé de Nances
  • maître Claude Francois, dit l'aîné, procureur au Sénat de Savoie
  • maître Jacques Guinet, châtelain de Verel-de-Montbel
  • sa nièce Jacqueline Bellemin, épouse de Georges Bernerd
  • sa nièce Madeleine Bellemin, épouse de Claude Magnin
  • maître Jacques Bellemin, son beau-frère, notaire et châtelain de La Bridoire, époux d'Anne Francois, sœur du testateur, est déclaré héritier universel.
- 1709
Cette année là fut aussi rédigé le contrat de mariage entre Pierre Bellemin, fils de Jacques, notaire-châtelain de La Bridoire et Jacqueline Bellemin, du Pont-de-Beauvoisin, fille de François dit l'aîné et de Catherine Francois.

- 1689
Antoine Bellemin, dit La Marche, fit rédiger son testament. Il fait des legs à:

  • maître Jacques Bellemin, son neveu, de La Bridoire
  • Pierre, Jacques et François Bellemin, ses petits-neveux, fils du dit Jacques
  • Jacqueline Bellemin, sa petite-nièce et filleule, fille du dit Jacques
  • son épouse Jacqueline Francois, qui est déclarée héritière universelle avec la jouissance des biens de son époux.


Les fréquents mariages entre les familles Bellemin / Francois et l'habitude de porter les mêmes prénoms d'une génération à l'autre... tout cela ne simplifie pas la tâche et on se mélange vite les pinceaux ! C'est désormais - à nouveau - aux registres paroissiaux de me venir en aide, afin de démêler tout ces liens familiaux.


Sources:
- registres paroissiaux d'Attignat-Oncin
- testament de Claude Magnin, AD73, réf. 2C751 et recherches de G. Tetaz
- fonds Boffard-Dulac et site de T. Boffard,
http://tristan.boffard.pagesperso-orange.fr

Illustrations:
- Le duché de Savoie suivant les dernières observations, 1744, AD73, réf. 1Fi S26
- dona Isabel la Catolica dictando su testamento, Musée du Prado
- Carte du duché de Savoie, 1630, AD73, réf. 1Fi S6

La complainte de César

20 oct. 2015


Résumer la vie d'un ancêtre en 100 mots n'est jamais simple. J'ai voulu me compliquer la tâche en créant une petite comptine, inspirée des articles de Raymond et Sylvie de L'arbre de nos ancêtres. Voici donc la vie tumultueuse et résumée de César Grivet-Coquet, mon ancêtre à la 8e génération.



" César pour Noël fut né,
Par un rude hiver arrivé.
Enfance heureuse, parents aisés...
Adolescent, la Savoie il a quitté.

Pour l'armée française enrôlé,
A la guerre Corse a participé...
De deux coups de feu fut blessé
Et invalide fut déclaré.

A Lyon s'étant réfugié,
Catherine a épousé
Faisant de la soie son métier,
Se qualifiant de teinturier.

Catherine s'en étant allée,
C'est un retour précipité
En Savoie qu'il a réalisé...
Avec sous le bras, ses bébés !

Vieillard, son dernier pêché
Avec sa servante bien aimée...
De la belle Antoinette est née,
Florence, bâtarde nommée. "



Illustrations:
- Vue du Mont Blanc, Chapuy, Lithographie en couleur
- registres de l'Hôtel des Invalides, état du 2 may 1772, n°103938

Ma bibliothèque généalogique

14 oct. 2015


Je poursuis aujourd'hui l'idée de Thomas, du blog Sacrés Ancêtres!, de présenter quelques ouvrages issus de ma bibliothèque et se rapportant à la Généalogie, à l'Histoire et au Patrimoine...



Quand le Dauphiné se met en cartes
Trois siècles de représentation cartographique
Hélène Viallet, éditions Glénat, 2011


Cet ouvrage fut publié lors d'une exposition au château de Longpra à Saint-Geoire en Valdaine, en Isère. Le préambule, Longpra en Dauphiné, rédigé par Évelyne de Franclieu, raconte en quelques lignes l'histoire de ce château et de la famille Pascalis qui en fut propriétaire dès le XVIe siècle. Il traite également de l'évolution de la cartographie française depuis la fin du XVe siècle et plus particulièrement l'évolution des cartes du Dauphiné depuis François Ier. Un bel ouvrage pour illustrer nos arbres généalogiques ou tout simplement pour les curieux et passionnés.


extrait de la Carte manuscrite du Dauphiné
inspirée de la carte d'Oronce Fine, 1547


La Pierre et l'Écrit
Évocations 1994-1995

Presses universitaires de Grenoble, 1994


Revue annuelle de l'association Patrimoine de l'Isère, Culture et Histoire, anciennement publiée sous le titre Évocations de 1945 à 1989. Chaque année des articles sont publiés par différents auteurs. Dans ce numéro deux articles m'ont intéressés en particulier:
  • Le premier castrum de Virieu, par Yves Soulingeas: l'auteur tente d'établir une chronologie du développement du village de Virieu et de son premier château (ou plutôt une motte castrale), lors des XIIIe et XIVe siècles.
  • Paysages et propriété foncière à La Bâtie-Divisin en 1684, d'après l'étude du parcellaire, par Alain Belmont: article très intéressant pour tout généalogiste qui a des racines dans ce village du Dauphiné. Il présente la situation géographique, une description de l'habitat et sa répartition, le patrimoine archéologique, les voies de communication. Un article vraiment très complet.


Joseph Pâris Duverney et ses frères
Financiers dauphinois à la cour de Louis XV
Bernard Pâris de Bollardière, Presses du Midi, 2006


 Ce livre retrace le parcours peu banal des quatre frères Pâris, fils d'un aubergiste de Moirans qui devinrent dans un premier temps munitionnaires et vivriers en acheminant des ressources sur l'Isère jusqu'aux troupes de Louis XIV. La réputation qu'ils obtinrent leur permis de gravir les échelons de la société des XVIIe et XVIIIe siècles. Ils devinrent les financiers de la cour de Louis XV, où, malgré les disgrâces, ils réussirent à maintenir leur position et bénéficier d'une grande influence.



Quand mon ancêtre s'opposait à Molière

13 oct. 2015


Étienne Bertrand est mon ancêtre à la 12e génération. Il vivait à Vienne, l'ancienne capitale du peuple des Allobroges, où il était avocat. Le premier document que j'ai retrouvé à son sujet date du mois de février 1625 et fut rédigé à Dolomieu (Isère):
« Nous François de Gratet, conseiller du roi, trésorier général des finances en Dauphiné et Pierre de Gratet, frères, seigneurs de Granieu, Faverges, Dolomieu, du Bouchage, de Brangues et des Avenières, savoir faisons à tous qu'il appartiendra, comme étant dûment informés de la prud’homie, bonne vie, mœurs, connaissance, doctrine et expérience de monsieur maître Étienne Bertrand, docteur en droits, avocat au bailliage de Vienne, et parce que telle est notre volonté, avons pourvu le dit sieur Bertrand en la charge de juge aux judicatures de nos terres et juridictions... »
Nomination d'Étienne Bertrand, 1625

Il remplit toujours cette fonction de juge ordinaire lorsqu'il rédige un acte de tutelle le 31 octobre 1638 à Dolomieu. Entre temps, Étienne Bertrand a épousé Marthe Millias, d'une famille bourgeoise de La Tour-du-Pin. Ils vivent à Vienne et leur premier enfant est baptisé le 26 juin 1634 dans la paroisse de Saint-André-le-Bas. La famille de Gratet sera même témoin aux baptêmes de leurs enfants. En plus de sa fonction d'avocat, Étienne fut lieutenant de l’archevêque de Vienne en 1649 et juge archiépiscopal entre 1654 et 1657.

C'est ainsi qu'on le retrouve à Vienne en 1654, dans les registres de délibérations de la ville:
« Défense aux comédiens de jouer sans permission de la police.
Ce 25 septembre 1654 dans l'Hôtel de ville par devant monsieur Étienne Bertrand, juge archiépiscopal, a été remontré qu'il y a des comédiens en cette ville qui désirent jouer et dresser un théâtre à cet effet sans avoir demandé permission à la police. Conclu qu'il est inhibé et défendu aux dits comédiens de jouer dans la ville ni d'y faire dresser leur théâtre sans expresse permission de la police. »
« Du 26 septembre 1654 dans l'Hôtel de ville par devant monsieur Bertrand, a été remontré qu'au préjudice de la conclusion du jour d'hier les comédiens qui désirent jouer en cette ville font dresser un théâtre dans le Jeu de Paume sans avoir eut permission. Conclu qu'il est défendu aux dits comédiens de jouer dans la ville ni de faire dresser un théâtre sans au préalable en avoir demandé et obtenu la permission de la police. Étant pareillement défendu à tous charpentiers de leur dresser un théâtre et à tous les habitants et paumiers de leur prêter ou louer leurs Jeu de Paume et autres lieux pour cet effet, à peine de 20 livres d'amende contre chacun des contrevenants. Et enjoint à Guillaume Barlat qui a commencé à dresser le théâtre dans le Jeu de Paume de le mettre par terre sur même peine. »
Cette troupe de comédiens, qui désirait jouer ses pièces dans la ville de Vienne, n'était autre que celle de Jean-Baptiste Poquelin, aussi connu sous le pseudonyme de Molière qu'il prit vers 1644. À cette époque la troupe est établie à Lyon où elle apparaît de nombreuses fois entre les années 1652 et 1655.

C'est d'ailleurs à Lyon durant ces années qu'ils jouèrent pour la première fois la pièce nommée "L'étourdi" et qu'ils firent des représentations dans la ville proche de Vienne. "L'étourdi" est la première grande comédie écrite par Molière en se basant sur le style italien de la commedia dell'arte, sous une forme plus écrite et littéraire. Ce fut une pièce phare de son répertoire lors de ses représentations en province et qui connut par la suite un grand succès avec le public parisien.


Molière était né en 1622 d'un père bourgeois à Paris, qui exerçait la charge de tapissier de la maison du roi, une charge honorifique. Mais le fils s'orienta vers la comédie, la vie de rue et le monde des saltimbanques, un métier qui était à l'époque proscrit par l'Église et qui entraînait l'excommunication.

Mais que pouvait motiver cette opposition aux comédiens de la part des autorités de la ville de Vienne? Il semble que, comme dans les villes de Lyon et de Dijon, le refus était d'ordre financier. Ainsi à Lyon, les comédiens durent verser une somme aux pauvres de la ville et à Dijon, les pièces étaient taxées de 20 sols pour les pièces inédites et 10 sols pour les autres représentations.


Molière s'éteindra à Paris le soir du 17 février 1673, après avoir joué sa célèbre pièce nommée "Le malade imaginaire".


sources:
- AD Isère: registres paroissiaux de Vienne, collection Saint-Olive
- Archives communales de Vienne (Isère): registres des délibérations consulaires
- Cent ans de recherches sur Molière, sa famille et les comédiens de sa troupe, Jurgens et Maxfield-Miller, 1963
- Notice sur les origines du théâtre de Lyon, Claudius Brouchoud, 1865
- Molière et sa troupe à Lyon, Eudore Soulié, 1866
- Revue du Lyonnais, Volume 1: Molière à Lyon et à Vienne, 1835
- Molière, Blandine Bricka, 2003
- La carrière de Molière: entre protecteurs et éditeurs, Caldicott, 1998

illustrations:
- Molière dans le rôle de César, par Nicolas Mignard, 1658, collection Comédie Française de Paris
- "L'étourdi" de Molière, gravure de Laurent Cars d'après François Boucher
- Molière écrivant, gravure de Lépicié d'après le tableau de Charles Coypel

L'utilité d'une dispense de consanguinité

6 oct. 2015

Le 5 mai 1669 à Vienne, paroisse Saint-André-le-Haut, s'unissent en légitime mariage Thomas Prunelle, avocat et Marie Bertrand. Les époux, pour accomplir cette union, ont obtenue une dispense du troisième degré de consanguinité du vice-légat d'Avignon. Cela signifiait que Thomas et Marie avaient un arrière grand-parent en commun et que pour se marier, ils avaient obtenue la permission de l'Église.


Cette mention de dispense attira mon attention: l'épouse Marie Bertrand était la sœur de mon ancêtre Huguette Bertrand (sosa n°3515). Huguette épousa en 1667 François Bérard, lui aussi avocat à la cour du bailliage de Vienne et premier consul de la ville en 1690. Je ne connaissais jusqu'alors que le nom de leurs parents: ils se nommaient Étienne Bertrand et Marthe Millias. Mais cette dispense pouvait peut-être me permettre d'en savoir plus sur cette famille...

Charte de mariage entre Thomas Prunelle et Marie Bertrand
source: AD Rhône (fond Prunelle)

Faute de retrouver la dite dispense aux archives départementales de l'Isère, j'ai découvert que la famille de l'époux possédait son propre fond aux archives départementales du Rhône, le fond Prunelle (côté 7J):

« La famille Prunelle est de souche dauphinoise: le berceau de la famille semble être Saint-André-le-Haut, dans l’actuel département de l’Isère. On voit également différents membres de la famille agir à Vienne, ou encore à La Tour-du-Pin. À l’origine, la famille est issue de la bourgeoisie locale, ses membres se distinguent par leurs carrières: les Prunelle sont des juristes. Le premier que nous connaissions, Melchior Prunelle, est avocat. Son fils Arnaud (1605- 1668) et son petit-fils Thomas (1638-1704) perpétuent la tradition familiale: ils sont tous les deux avocats au bailliage de Vienne. On sait aussi qu’un certain Jean Prunelle est notaire royal à La Tour-du-Pin. Le fonds met surtout en avant des membres particuliers du lignage: Pierre Prunelle et ses fils. Pierre Prunelle (1682-1746) est à l’origine de l’ascension sociale familiale: c’est du moins à sa génération que la famille s’anoblit. »
source: fond Prunelle, répertoire numérique


Les registres paroissiaux de la ville de Vienne (Isère) confirment ces informations. La famille était établie dans la paroisse de Saint-André-le-Haut. Thomas Prunelle y fut baptisé le 6 avril 1638 et était le fils d'Arnaud et de Françoise Vanin. Arnaud Prunelle était quant à lui le fils de Melchior et d'Anne Guillot, il fut baptisé le 5 avril 1605 et est décédé en 1668. Ils étaient tous avocats.

Melchior Prunelle et Anne Guillot (les grands-parents de Thomas) avaient conclu un contrat de mariage le 24 octobre 1593 devant maître Granjou, à Condrieu (Rhône). C'était un document riche en informations. L'épouse, originaire de Condrieu, était la fille de noble Étienne Guillot et de défunte Charlotte Mayoud. Melchior, l'époux, était originaire de La Tour-du-Pin et vivait comme avocat à la cour du bailliage de Vienne. Il était le fils de Jean Prunelle, notaire à La Tour-du-Pin. Jean Rulat son aïeul maternel, ainsi que ses oncles Melchior Rulat, avocat au parlement du Dauphiné à Grenoble et Alexandre Naturel, étaient tous les trois présents à la rédaction du contrat.

Charte de mariage entre Melchior Prunelle et Anne Guillot
source: AD Rhône (fond Prunelle)

J'avais ainsi reconstitué l'ascendance de Thomas Prunelle et il me restait désormais à trouver un lien avec la famille de Marie Bertrand.


Étienne Bertrand, le père de Marie et Huguette, était également avocat à Vienne. En 1649 il est cité comme lieutenant de l’archevêque, Pierre de Villars. Entre 1654 et 1657, il est mentionné comme juge archiépiscopal de la ville de Vienne. Étienne sera inhumé dans l'église des Pères Carmes le 11 août 1675 et son épouse Marthe sera inhumée au même lieu le 21 avril 1678. Une recherche sur Geneanet m'a alors orienté vers La Tour-du-Pin, où les patronymes Bertrand et Millias sont fréquents...

Vienne, Saint-André-le-Bas

photographie personnelle

Bien que les registres paroissiaux de La Tour-du-Pin soient très lacunaires, j'y ai trouvé la trace du couple et la réponse à mon interrogation: sieur Étienne Bertrand, avocat, est le parrain de Françoise Millias, fille de Symphorien et Benoite Garnier, le 30 octobre 1633. Marthe Millias, épouse de maître Bertrand, est marraine le 12 avril 1638 de la petite Marthe, également fille de Symphorien Millias.

Symphorien, baptisé le 10 juin 1607, est le fils de Léonard Millias, bourgeois de La Tour-du-Pin et de Jeanne Prunelle. Marthe Millias, épouse d'Étienne Bertrand, est également leur fille, baptisée le 13 juin 1610, elle eut comme marraine Marthe Rulat, sa grand-mère, qui lui transmit son prénom.



Sources:
- schémas créés avec yED
- Archives départementales de l'Isère (registres paroissiaux de Vienne et de La Tour-du-Pin)
- Archives départementales du Rhône (fond Prunelle et Insinuations de la sénéchaussée)
- Relevés du Centre généalogique du Dauphiné

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